abril 26, 2006

Le langage récursif n'est plus le propre de l'homme

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Le langage récursif n'est plus le propre de l'homme

(Nature) PARIS, 26 avr 2006 (AFP)

La structure récursive du langage, qui permet dans toutes les langues humaines d'inclure à gré des ensembles de mots au coeur des phrases, peut être apprise par des oiseaux chanteurs, alors que l'on croyait que cette caractéristique était le propre de l'homme. L'équipe du chercheur américain Timothy Gentner, de l'Université de Californie (San Diego), a réussi à apprendre à des sansonnets à reconnaître ce type de structure, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature à paraître jeudi. Ces résultats viennent bouleverser la théorie selon laquelle cette structure grammaticale est le seul élément du langage qui soit spécifique à l'homme. C'est la structure récursive qui permet d'enrichir sans fin les phrases, tout en conservant leur cohérence. Ainsi, explique le psychologue Gary Marcus (Université de New York) dans une analyse accompagnant l'étude, la phrase "l'amour conquiert tout" peut-elle s'incorporer à une autre pour devenir "Chris sait que l'amour conquiert tout". En répétant le schéma, on obtient par exemple: "Terry sait que Chris sait que l'amour conquiert tout". Et ainsi de suite. L'équipe de Gentner a fait écouter à ses sansonnets des séquences de chants (gazouillis et jacassements) distribuées selon cette structure, et d'autres où les séquences étaient simplement ajoutées à la fin de la phrase musicale. Lorsque les étourneaux reconnaissaient une structure récursive, ils devaient piquer du bec sur un bouton, obtenant une récompense. Après des dizaines de milliers d'essais éducatifs, neuf des onze oiseaux étaient capables de distinguer les séquences structurées des autres. De précédents essais similaires sur des singes, menés en 2004, n'avaient abouti à aucun résultat, semblant corroborer la théorie de la spécificité humaine. L'étude publiée jeudi pose de nombreuses questions sur l'évolution du langage, note Gary Marcus. Des recherches devront être menées notamment pour savoir si cette capacité est partagée par tous les animaux capables d'acquérir de nouvelles structures de vocalisation, à savoir les oiseaux chanteurs et, peut-être, les cétacés. ip/bb/cm AFP

2 comentários:

José Pinheiro Neves disse...

Sim. É interessante esta ideia que tende a dizer que a linguagem com signos (sem serem linguísticos) ultrapassa em muito o ser humano (o símio humano). Somos actores que inter-actuam com outros actores com linguagens/traduções.

No entanto, o meu argumento segue a ideia de Benveniste baseada na observação da dança das abelhas. Ou seja, a linguagem dos signos linguísticos (o tal sinal que tem uma dupla articulação estranha aos outros: significante/significado) é a única que inclui o discurso indirecto. Daí sempre o seu carácter de tradução do passado e futuro (nunca do presente que já aconteceu) que tende a reificar, a criar abstracções que podem ser tão cruéis como as armas.

José Pinheiro Neves

luis tavares disse...

"Os peixes na água!
Nadam e nadam, sem alcançar jamais o limite da água.
Os pássaros no céu!
Voam e voam, sem alcançar jamais o limite do céu."

Dôgen